[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$fRoOEWxUNCAn6HCg89UCvbf3MFF_Go7N-PTdQ8oI4scE":3},{"tableOfContents":4,"markDownContent":5,"htmlContent":6,"metaTitle":7,"metaDescription":8,"wordCount":9,"readTime":10,"title":7,"nbDownloads":11,"excerpt":12,"lang":13,"url":14,"intro":8,"featured":4,"state":15,"author":16,"authorId":17,"datePublication":21,"dateCreation":22,"dateUpdate":23,"mainCategory":24,"categories":39,"metaDatas":45,"imageUrl":46,"imageThumbUrls":47,"id":55},false,"Dans la continuité de [**notre article sur le scraping**](https://www.dastra.eu/fr/guide/le-scraping-et-le-rgpd/52038), nous vous proposons aujourd’hui de faire un tour d’horizon des pratiques en matière de reconnaissance faciale et de leur encadrement par le RGPD.\r\n\r\n## Qu’est-ce que la reconnaissance faciale ?\r\n\r\nLa reconnaissance faciale est une technique qui permet à partir de l’**image d’une personne**, et plus précisément des traits de son visage, d’**authentifier ou d’identifier une personne**. Le dispositif peut être mis en application à partir de **photos, de vidéos ou même sur des prises en temps réel.**\r\n\r\nLe système fonctionne en **détectant et en analysant le visage**, puis en convertissant l’image en données. C’est à cette étape que des **données relatives au visage de la personne** sont converties en un ensemble d’informations numériques que l’on appelle une **empreinte faciale**.\r\n\r\nDans une dernière étape, l’empreinte faciale sera **comparée** à un nombre plus ou moins important de **données ou de bases de données**.\r\n\r\nIl faut donc distinguer 2 phases : la phase de **collecte de l’image des personnes**, et la phase de **conversion des images en empreinte faciales et d’utilisation du dispositif de reconnaissance faciale**.\r\n\r\n## La collecte de l’image des personnes pour créer des bases de données utilisées pour la reconnaissance faciale\r\n\r\nL’image d’une personne physique constitue une [**donnée personnelle au sens du RGPD**](https://www.dastra.eu/fr/guide/donnee-a-caractere-personnel/382), que la donnée ait un caractère public ou non.Dans le cadre de la reconnaissance faciale, il est nécessaire pour constituer une base de données conséquente de collecter un **grand nombre d’images** de personnes physiques.\r\n\r\nDe là, il est tentant pour un certain nombre d’entreprises de procéder à un **scraping (aspiration) de données** présentes sur internet pour **alimenter leurs bases de données** en images et en vidéos des personnes. Cette collecte est facilitée par la globalisation de l’**utilisation des réseaux sociaux**. En effet, même une personne **non connectée** peut consulter la **photo de profil d’un utilisateur** qui aurait paramétré son compte en **privé**.\r\n\r\nLes entreprises collectant ces images et vidéos devront donc garder à l’esprit qu’elles sont [**responsables de traitement**](https://www.dastra.eu/fr/guide/responsable-de-traitement/392) et que les **grands principes du RGPD s’appliquent** à cette pratique. En outre, les **conditions générales** des plateformes peuvent également **interdire** l’utilisation d’outils de scraping.\r\n\r\n## La conversion de l’image en empreinte faciale et l’utilisation du dispositif de reconnaissance faciale\r\n\r\nCette **empreinte faciale constitue une donnée biométrique** au sens de l’**article 4-14 du RGPD**. Les **données biométriques** sont considérées comme des [**données sensibles**](https://www.dastra.eu/fr/article/donnee-sensible/401).\r\n\r\nLe traitement de **données sensibles** est **par principe interdit** selon l’[**article 9 du RGPD**](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679#d1e2097-1-1). Il faut pouvoir se baser sur une **exception** comme le **consentement** de la personne, le **caractère manifestement public** de l’information, ou la **nécessité pour des motifs d’intérêt public important**.\r\n\r\nL’**usage** devra en outre être **motivé spécialement** pour chaque situation en **tenant compte du contexte spécifique** et de **l’impossibilité d’y substituer un traitement moins intrusif** (principes de **proportionnalité** et de **minimisation** posés par le RGPD).La licéité du recours à la reconnaissance faciale dépendra donc du **contexte d’utilisation et de la finalité**.\r\n\r\nVoici un ensemble de situations dans lesquelles l’utilisation de la reconnaissance faciale peut être autorisée :\r\n\r\n- **Les lieux de travail** : concernant la surveillance de l’employeur sur ses salariés, la CNIL a adopté le 10 janvier 2019 [**un règlement type**](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000038277620). Il faudra s’y conformer pour mettre en place un tel traitement au sein des organismes publics et privés.\r\n- **L'ntégration du dispositif dans un système informatique** : c’est le cas où la reconnaissance faciale est **directement intégrée dans un autre dispositif**. On peut notamment penser à **Face ID** qui permet aux utilisateurs de smartphones de déverrouiller l’accès à l’appareil en s’authentifiant grâce à leur image. La CNIL considère **dans ce contexte d’intégration d’un dispositif biométrique directement dans le système**, que ce dernier peut bénéficier de l’**exemption dite domestique** (article 2 2 c RGPD). Cependant, si le dispositif **fonctionne grâce à des serveurs à distance**, le **RGPD sera applicable** et il sera recommandé d’effectuer une analyse d’impact.\r\n- **La mise en place pour le compte de l’Etat** : un certain nombre de **dérogations justifiées par l’intérêt public** peuvent être invoquées par l’Etat pour mettre en place un dispositif de reconnaissance faciale. 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Il faudra en plus être dans l’un des **cas de recours** (autorisation législative ou règlementaire, protection des intérêts vitaux d’une personne physique, ou lorsque les données ont été manifestement rendues publiques par la personne concernée).\r\n\r\nEnfin, tout responsable de traitement qui voudrait inclure ce dispositif dans son organisme devra à minima **réaliser une AIPD**, étant donné que de tels moyens technologiques sont **susceptibles de porter de multiples atteintes aux droits et libertés des personnes**. On pense notamment au respect de l’**anonymat** et à la **liberté d’aller et de venir**.\r\n\r\n## L'exemple de Clearview AI\r\n\r\nLa société Clearview AI a créé un système d’**intelligence artificielle** concernant la **reconnaissance faciale**. Le logiciel créé une **empreinte faciale** et donc un **gabarit biométrique**, qui permet aux utilisateurs achetant la solution de **rechercher des personnes à partir de photographies**. Sa base de données repose sur le **scraping d’images et vidéos publiquement accessibles sur internet**. L’aspiration est de très grande ampleur, plus de **20 milliards d’images** ont été collectées par la société pour son logiciel.\r\n\r\nIl y a comme vu précédemment à la fois **collecte de l’image des personnes** et **création d’un gabarit biométrique sans leur consentement.**\r\n\r\nLa CNIL constatera 2 manquements : un **traitement illicite de données personnelles** tout d'abord car le traitement de Clearview ne repose sur **aucune base légale**.En effet, les **consentements** des personnes n’est pas obtenu, et **l’intérêt légitime** de l’entreprise ne peut être invoqué du fait du caractère **particulièrement intrusif** du procédé qui empêche de faire pencher la balance de ce côté.La CNIL rappelle que les personnes créant des comptes sur divers réseaux sociaux ne peuvent **raisonnablement s’attendre** à ce que leurs photos soient **réutilisées pour cette finalité**, d’autant plus que la société vend ses services à certaines autorités policières.\r\n\r\nEn outre, les personnes concernées éprouvaient des **difficultés à faire valoir leurs droits auprès de la société**.La société est [**mise en demeure**](https://www.legifrance.gouv.fr/cnil/id/CNILTEXT000044499030?init=true&page=1&query=CLEARVIEW&searchField=ALL&tab_selection=all) de **faciliter l’exercice des droits des personnes** et **faire droit aux demandes des personnes concernées en décembre 2021**, sans sanction financière. Les données collectées illégalement doivent également être supprimées.\r\n\r\nA l’étranger, **l’autorité de protection des données du Royaume-Uni (ICO)** [**a condamné**](https://ico.org.uk/media/action-weve-taken/enforcement-notices/4020437/clearview-ai-inc-en-20220518.pdf) la société le 23 mai dernier à une **amende de plus de 7.5 millions de pounds** pour les mêmes faits et a exigé de la société qu’elle **cesse d’aspirer et d’utiliser les données personnelles des résidents britanniques accessibles sur internet**.Elle ordonne également la **destruction des données de ces mêmes résidents** des systèmes de Clearview. Le contrôleur britannique pointe spécialement du doigt **l’utilisation de l’IA à des fins de surveillance du comportement**, service qui est commercialisé.\r\n\r\n**L’autorité italienne de protection des données (GPDP)** a également [**condamné**](https://www.gpdp.it/web/guest/home/docweb/-/docweb-display/docweb/9751362) la société le 9 mars 2022 à une amende de **20 millions d’euros**.Cette autorité se préoccupe également de l’**absence de durée de conservation maximale des données par Clearview.**","\u003Cp>Dans la continuité de \u003Ca href=\"https://www.dastra.eu/fr/guide/le-scraping-et-le-rgpd/52038\">\u003Cstrong>notre article sur le scraping\u003C/strong>\u003C/a>, nous vous proposons aujourd’hui de faire un tour d’horizon des pratiques en matière de reconnaissance faciale et de leur encadrement par le RGPD.\u003C/p>\r\n\u003Ch2 id=\"quest-ce-que-la-reconnaissance-faciale\">Qu’est-ce que la reconnaissance faciale ?\u003C/h2>\r\n\u003Cp>La reconnaissance faciale est une technique qui permet à partir de l’\u003Cstrong>image d’une personne\u003C/strong>, et plus précisément des traits de son visage, d’\u003Cstrong>authentifier ou d’identifier une personne\u003C/strong>. Le dispositif peut être mis en application à partir de \u003Cstrong>photos, de vidéos ou même sur des prises en temps réel.\u003C/strong>\u003C/p>\r\n\u003Cp>Le système fonctionne en \u003Cstrong>détectant et en analysant le visage\u003C/strong>, puis en convertissant l’image en données. C’est à cette étape que des \u003Cstrong>données relatives au visage de la personne\u003C/strong> sont converties en un ensemble d’informations numériques que l’on appelle une \u003Cstrong>empreinte faciale\u003C/strong>.\u003C/p>\r\n\u003Cp>Dans une dernière étape, l’empreinte faciale sera \u003Cstrong>comparée\u003C/strong> à un nombre plus ou moins important de \u003Cstrong>données ou de bases de données\u003C/strong>.\u003C/p>\r\n\u003Cp>Il faut donc distinguer 2 phases : la phase de \u003Cstrong>collecte de l’image des personnes\u003C/strong>, et la phase de \u003Cstrong>conversion des images en empreinte faciales et d’utilisation du dispositif de reconnaissance faciale\u003C/strong>.\u003C/p>\r\n\u003Ch2 id=\"la-collecte-de-limage-des-personnes-pour-creer-des-bases-de-donnees-utilisees-pour-la-reconnaissance-faciale\">La collecte de l’image des personnes pour créer des bases de données utilisées pour la reconnaissance faciale\u003C/h2>\r\n\u003Cp>L’image d’une personne physique constitue une \u003Ca href=\"https://www.dastra.eu/fr/guide/donnee-a-caractere-personnel/382\">\u003Cstrong>donnée personnelle au sens du RGPD\u003C/strong>\u003C/a>, que la donnée ait un caractère public ou non.\u003Cbr />\r\nDans le cadre de la reconnaissance faciale, il est nécessaire pour constituer une base de données conséquente de collecter un \u003Cstrong>grand nombre d’images\u003C/strong> de personnes physiques.\u003C/p>\r\n\u003Cp>De là, il est tentant pour un certain nombre d’entreprises de procéder à un \u003Cstrong>scraping (aspiration) de données\u003C/strong> présentes sur internet pour \u003Cstrong>alimenter leurs bases de données\u003C/strong> en images et en vidéos des personnes. Cette collecte est facilitée par la globalisation de l’\u003Cstrong>utilisation des réseaux sociaux\u003C/strong>. En effet, même une personne \u003Cstrong>non connectée\u003C/strong> peut consulter la \u003Cstrong>photo de profil d’un utilisateur\u003C/strong> qui aurait paramétré son compte en \u003Cstrong>privé\u003C/strong>.\u003C/p>\r\n\u003Cp>Les entreprises collectant ces images et vidéos devront donc garder à l’esprit qu’elles sont \u003Ca href=\"https://www.dastra.eu/fr/guide/responsable-de-traitement/392\">\u003Cstrong>responsables de traitement\u003C/strong>\u003C/a> et que les \u003Cstrong>grands principes du RGPD s’appliquent\u003C/strong> à cette pratique. En outre, les \u003Cstrong>conditions générales\u003C/strong> des plateformes peuvent également \u003Cstrong>interdire\u003C/strong> l’utilisation d’outils de scraping.\u003C/p>\r\n\u003Ch2 id=\"la-conversion-de-limage-en-empreinte-faciale-et-lutilisation-du-dispositif-de-reconnaissance-faciale\">La conversion de l’image en empreinte faciale et l’utilisation du dispositif de reconnaissance faciale\u003C/h2>\r\n\u003Cp>Cette \u003Cstrong>empreinte faciale constitue une donnée biométrique\u003C/strong> au sens de l’\u003Cstrong>article 4-14 du RGPD\u003C/strong>. Les \u003Cstrong>données biométriques\u003C/strong> sont considérées comme des \u003Ca href=\"https://www.dastra.eu/fr/article/donnee-sensible/401\">\u003Cstrong>données sensibles\u003C/strong>\u003C/a>.\u003C/p>\r\n\u003Cp>Le traitement de \u003Cstrong>données sensibles\u003C/strong> est \u003Cstrong>par principe interdit\u003C/strong> selon l’\u003Ca href=\"https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679#d1e2097-1-1\" rel=\"nofollow\">\u003Cstrong>article 9 du RGPD\u003C/strong>\u003C/a>. Il faut pouvoir se baser sur une \u003Cstrong>exception\u003C/strong> comme le \u003Cstrong>consentement\u003C/strong> de la personne, le \u003Cstrong>caractère manifestement public\u003C/strong> de l’information, ou la \u003Cstrong>nécessité pour des motifs d’intérêt public important\u003C/strong>.\u003C/p>\r\n\u003Cp>L’\u003Cstrong>usage\u003C/strong> devra en outre être \u003Cstrong>motivé spécialement\u003C/strong> pour chaque situation en \u003Cstrong>tenant compte du contexte spécifique\u003C/strong> et de \u003Cstrong>l’impossibilité d’y substituer un traitement moins intrusif\u003C/strong> (principes de \u003Cstrong>proportionnalité\u003C/strong> et de \u003Cstrong>minimisation\u003C/strong> posés par le RGPD).\u003Cbr />\r\nLa licéité du recours à la reconnaissance faciale dépendra donc du \u003Cstrong>contexte d’utilisation et de la finalité\u003C/strong>.\u003C/p>\r\n\u003Cp>Voici un ensemble de situations dans lesquelles l’utilisation de la reconnaissance faciale peut être autorisée :\u003C/p>\r\n\u003Cul>\r\n\u003Cli>\u003Cstrong>Les lieux de travail\u003C/strong> : concernant la surveillance de l’employeur sur ses salariés, la CNIL a adopté le 10 janvier 2019 \u003Ca href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000038277620\" rel=\"nofollow\">\u003Cstrong>un règlement type\u003C/strong>\u003C/a>. Il faudra s’y conformer pour mettre en place un tel traitement au sein des organismes publics et privés.\u003C/li>\r\n\u003Cli>\u003Cstrong>L'ntégration du dispositif dans un système informatique\u003C/strong> : c’est le cas où la reconnaissance faciale est \u003Cstrong>directement intégrée dans un autre dispositif\u003C/strong>. On peut notamment penser à \u003Cstrong>Face ID\u003C/strong> qui permet aux utilisateurs de smartphones de déverrouiller l’accès à l’appareil en s’authentifiant grâce à leur image. La CNIL considère \u003Cstrong>dans ce contexte d’intégration d’un dispositif biométrique directement dans le système\u003C/strong>, que ce dernier peut bénéficier de l’\u003Cstrong>exemption dite domestique\u003C/strong> (article 2 2 c RGPD). 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Elle devra être \u003Cstrong>autorisée par un décret en Conseil d’Etat après avis de la CNIL.\u003C/strong>\u003C/li>\r\n\u003Cli>\u003Cstrong>La règlementation en matière pénale aux fins de prévention et de détection des infractions pénales, et d’enquêtes et de poursuites en la matière ou d’exécution de sanctions pénales\u003C/strong> : selon la \u003Ca href=\"https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32016L0680#:%7E:text=Directive%20%28UE%29%202016%2F680%20du%20Parlement%20europ%C3%A9en%20et%20du,donn%C3%A9es%2C%20et%20abrogeant%20la%20d%C3%A9cision-cadre%202008%2F977%2FJAI%20du%20Conseil\" rel=\"nofollow\">\u003Cstrong>Directive 2016/680 du 27 avril 2016\u003C/strong>\u003C/a>, l’utilisation de la reconnaissance faciale dans un tel cadre est possible en cas de \u003Cstrong>nécessité absolue\u003C/strong> et de la \u003Cstrong>mise en œuvre de garanties appropriées pour les droits et libertés des personnes concernées\u003C/strong>. 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On pense notamment au respect de l’\u003Cstrong>anonymat\u003C/strong> et à la \u003Cstrong>liberté d’aller et de venir\u003C/strong>.\u003C/p>\r\n\u003Ch2 id=\"lexemple-de-clearview-ai\">L'exemple de Clearview AI\u003C/h2>\r\n\u003Cp>La société Clearview AI a créé un système d’\u003Cstrong>intelligence artificielle\u003C/strong> concernant la \u003Cstrong>reconnaissance faciale\u003C/strong>. Le logiciel créé une \u003Cstrong>empreinte faciale\u003C/strong> et donc un \u003Cstrong>gabarit biométrique\u003C/strong>, qui permet aux utilisateurs achetant la solution de \u003Cstrong>rechercher des personnes à partir de photographies\u003C/strong>. Sa base de données repose sur le \u003Cstrong>scraping d’images et vidéos publiquement accessibles sur internet\u003C/strong>. L’aspiration est de très grande ampleur, plus de \u003Cstrong>20 milliards d’images\u003C/strong> ont été collectées par la société pour son logiciel.\u003C/p>\r\n\u003Cp>Il y a comme vu précédemment à la fois \u003Cstrong>collecte de l’image des personnes\u003C/strong> et \u003Cstrong>création d’un gabarit biométrique sans leur consentement.\u003C/strong>\u003C/p>\r\n\u003Cp>La CNIL constatera 2 manquements : un \u003Cstrong>traitement illicite de données personnelles\u003C/strong> tout d'abord car le traitement de Clearview ne repose sur \u003Cstrong>aucune base légale\u003C/strong>.\u003Cbr />\r\nEn effet, les \u003Cstrong>consentements\u003C/strong> des personnes n’est pas obtenu, et \u003Cstrong>l’intérêt légitime\u003C/strong> de l’entreprise ne peut être invoqué du fait du caractère \u003Cstrong>particulièrement intrusif\u003C/strong> du procédé qui empêche de faire pencher la balance de ce côté.\u003Cbr />\r\nLa CNIL rappelle que les personnes créant des comptes sur divers réseaux sociaux ne peuvent \u003Cstrong>raisonnablement s’attendre\u003C/strong> à ce que leurs photos soient \u003Cstrong>réutilisées pour cette finalité\u003C/strong>, d’autant plus que la société vend ses services à certaines autorités policières.\u003C/p>\r\n\u003Cp>En outre, les personnes concernées éprouvaient des \u003Cstrong>difficultés à faire valoir leurs droits auprès de la société\u003C/strong>.\u003Cbr />\r\nLa société est \u003Ca href=\"https://www.legifrance.gouv.fr/cnil/id/CNILTEXT000044499030?init=true&amp;page=1&amp;query=CLEARVIEW&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all\" rel=\"nofollow\">\u003Cstrong>mise en demeure\u003C/strong>\u003C/a> de \u003Cstrong>faciliter l’exercice des droits des personnes\u003C/strong> et \u003Cstrong>faire droit aux demandes des personnes concernées en décembre 2021\u003C/strong>, sans sanction financière. Les données collectées illégalement doivent également être supprimées.\u003C/p>\r\n\u003Cp>A l’étranger, \u003Cstrong>l’autorité de protection des données du Royaume-Uni (ICO)\u003C/strong> \u003Ca href=\"https://ico.org.uk/media/action-weve-taken/enforcement-notices/4020437/clearview-ai-inc-en-20220518.pdf\" rel=\"nofollow\">\u003Cstrong>a condamné\u003C/strong>\u003C/a> la société le 23 mai dernier à une \u003Cstrong>amende de plus de 7.5 millions de pounds\u003C/strong> pour les mêmes faits et a exigé de la société qu’elle \u003Cstrong>cesse d’aspirer et d’utiliser les données personnelles des résidents britanniques accessibles sur internet\u003C/strong>.\u003Cbr />\r\nElle ordonne également la \u003Cstrong>destruction des données de ces mêmes résidents\u003C/strong> des systèmes de Clearview. Le contrôleur britannique pointe spécialement du doigt \u003Cstrong>l’utilisation de l’IA à des fins de surveillance du comportement\u003C/strong>, service qui est commercialisé.\u003C/p>\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>L’autorité italienne de protection des données (GPDP)\u003C/strong> a également \u003Ca href=\"https://www.gpdp.it/web/guest/home/docweb/-/docweb-display/docweb/9751362\" rel=\"nofollow\">\u003Cstrong>condamné\u003C/strong>\u003C/a> la société le 9 mars 2022 à une amende de \u003Cstrong>20 millions d’euros\u003C/strong>.\u003Cbr />\r\nCette autorité se préoccupe également de l’\u003Cstrong>absence de durée de conservation maximale des données par Clearview.\u003C/strong>\u003C/p>\r\n","La reconnaissance faciale et le RGPD  ","Reconnaissance faciale et RGPD : le mauvais exemple de Clearview AI",1442,8,0,null,"fr","la-reconnaissance-faciale-et-le-rgpd","Published",{"id":17,"displayName":18,"avatarUrl":19,"bio":12,"blogUrl":12,"color":12,"userId":17,"creationDate":20},10458,"Marine Boquien","https://static.dastra.eu/tenant-19/avatar/10458/logo-icon-primary-150.png","2023-10-02T14:39:10","2022-05-31T12:09:00","2022-05-30T22:09:47.7647167","2025-04-08T07:39:18.9034617",{"id":25,"name":26,"description":27,"url":28,"color":29,"parentId":12,"count":12,"imageUrl":12,"parent":12,"order":11,"translations":30},2,"Blog","A list of curated articles provided by the community","blog","#28449a",[31,33,36],{"lang":13,"name":26,"description":32},"Une liste d'articles rédigés par la communauté",{"lang":34,"name":26,"description":35},"es","Una lista de artículos escritos por la comunidad",{"lang":37,"name":26,"description":38},"de","Eine Liste von Artikeln, die von der Community verfasst wurden",[40],{"id":25,"name":26,"description":27,"url":28,"color":29,"parentId":12,"count":12,"imageUrl":12,"parent":12,"order":11,"translations":41},[42,43,44],{"lang":13,"name":26,"description":32},{"lang":34,"name":26,"description":35},{"lang":37,"name":26,"description":38},[],"https://static.dastra.eu/content/5931fcd3-6267-4ea6-8cf4-217fe708f61c/istockphoto-925574662-612x612-1000.jpg",[48,49,50,51,52,53,54],"https://static.dastra.eu/content/5931fcd3-6267-4ea6-8cf4-217fe708f61c/istockphoto-925574662-612x612-1000.webp","https://static.dastra.eu/content/5931fcd3-6267-4ea6-8cf4-217fe708f61c/istockphoto-925574662-612x612.webp","https://static.dastra.eu/content/5931fcd3-6267-4ea6-8cf4-217fe708f61c/istockphoto-925574662-612x612-1500.webp","https://static.dastra.eu/content/5931fcd3-6267-4ea6-8cf4-217fe708f61c/istockphoto-925574662-612x612-800.webp","https://static.dastra.eu/content/5931fcd3-6267-4ea6-8cf4-217fe708f61c/istockphoto-925574662-612x612-600.webp","https://static.dastra.eu/content/5931fcd3-6267-4ea6-8cf4-217fe708f61c/istockphoto-925574662-612x612-300.webp","https://static.dastra.eu/content/5931fcd3-6267-4ea6-8cf4-217fe708f61c/istockphoto-925574662-612x612-100.webp",52226]